On aime croire que le système de santé protège.
Qu’il encadre.
Qu’il sécurise.
Qu’il veille.
Mais quand on écoute réellement les femmes, une autre réalité apparaît.
Moins visible.
Moins confortable.
Mais bien présente.
Une étude récente menée au Québec auprès d’environ 1200 femmes le confirme : les droits des patientes en gynécologie et en obstétrique sont encore, trop souvent, mal respectés.
Et ce ne sont pas des cas isolés.
Quand le consentement devient flou
Dans plus de la moitié des expériences rapportées, au moins un droit n’a pas été respecté.
Pas un détail.
Un droit.
Parmi les situations les plus fréquentes :
-
un examen vaginal réalisé sans consentement explicite
-
la présence d’étudiants lors d’actes médicaux sans que la patiente ait été consultée
Dans un cas sur dix, les femmes disent avoir été forcées d’accepter un soin ou une intervention.
Forcées.
Le mot est lourd.
Mais il est utilisé.
« Tu es entrée, donc tu as consenti »
C’est peut-être la phrase la plus révélatrice.
L’idée que, dès que tu entres dans une salle de consultation, tu donnes ton accord à peu près à tout ce qui va s’y dérouler.
Comme si la présence équivalait à un oui.
Comme si se présenter à un rendez-vous signifiait abandonner son droit de refuser.
Et pourtant, au Québec, la règle est claire : aucun soin ne peut être pratiqué sans un consentement libre et éclairé.
Libre.
Éclairé.
Pas présumé.
Pas implicite.
Le problème n’est pas que légal
Le problème, ce n’est pas seulement que certaines règles ne sont pas respectées.
C’est que beaucoup de femmes ne savent même pas qu’elles ont ces droits.
La moitié des participantes à l’étude ignorait qu’elle pouvait refuser un soin.
Et dans des proportions similaires, elles ne savaient pas qu’elles pouvaient poser des questions, remettre en doute, ou contester une recommandation.
On ne parle pas ici d’un manque de collaboration.
On parle d’un manque d’information.
Et d’un déséquilibre.
Une culture plus qu’un incident
Ce qui ressort, ce n’est pas seulement des gestes isolés.
C’est une culture.
Une façon de faire où le protocole prend le dessus sur la personne.
Où l’efficacité prime sur l’expérience vécue.
Où le corps devient, progressivement, un espace géré plutôt qu’habité.
Et souvent, tout ça se fait sans violence apparente.
Pas de cris.
Pas de confrontation.
Juste une suite de gestes qui s’enchaînent trop vite, sans explication suffisante, sans réel espace pour dire non.
Ce que ça laisse derrière
Beaucoup de femmes sortent de ces expériences sans mots clairs.
Avec :
-
du flou
-
de la confusion
-
une impression d’avoir subi quelque chose
-
un inconfort qu’elles n’arrivent pas à nommer
Et souvent, elles minimisent.
Parce que « tout s’est bien passé ».
Mais intérieurement, quelque chose ne s’est pas déposé.
La sécurité ne devrait pas exclure l’autonomie
On parle souvent de sécurité en obstétrique.
Réduire les risques.
Encadrer les pratiques.
Intervenir au bon moment.
Mais la sécurité ne peut pas exister au détriment de l’autonomie.
Un environnement réellement sécuritaire, c’est un environnement où :
-
l’information est claire
-
le consentement est demandé
-
les choix sont respectés
Même quand ils ne sont pas les plus simples.
Replacer la femme au centre
Une femme ne devient pas un protocole parce qu’elle entre dans une salle.
Elle ne perd pas ses droits parce qu’elle est vulnérable.
Elle ne cède pas son autorité parce qu’elle a besoin de soins.
Et surtout, elle ne devrait jamais avoir à se battre pour être respectée.
Nommer pour transformer
Parler de ces réalités, ce n’est pas accuser.
Ce n’est pas être contre le système.
C’est reconnaître qu’il y a encore des angles morts.
C’est redonner des mots à des vécus que beaucoup portent en silence.
Et c’est ouvrir la porte à des pratiques plus conscientes, plus humaines, plus respectueuses.
Et maintenant?
Changer une culture, ça commence par ça :
- nommer.
- informer.
- redonner aux femmes
- la connaissance de leurs droits,
- et la légitimité de les exercer.
Parce que le consentement, ce n’est pas un détail administratif.
C’est la base.
Tu veux te sentir prête, informée et solide dans ce que tu vis?
Comprendre ses droits, c’est une chose.
Être capable de les habiter, dans le moment, quand ça compte vraiment, c’en est une autre.
C’est exactement là que j’interviens : Mama 360, c’est un espace complet pour te préparer autrement : pas juste avec de l’information, mais avec des outils concrets pour te sentir calme, claire et ancrée dans tes choix.
Parce que dans une salle, ce n’est pas ta théorie qui parle.
C’est ton état intérieur.
Et ça, ça se prépare.
Pour aller plus loin
Si tu veux mieux comprendre tes droits pendant la grossesse et l’accouchement,
l’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ) propose un outil clair et accessible :
Parce que savoir, ce n’est pas contester.
C’est simplement reprendre ta place.

